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Natation : Interview d'Aurélie Tassel, entraîneur de la Fédération française handisport

24 janvier 2018 - Fontainebleau (France)

Aurélie Tassel, entraineur et membre du collectif France de la Fédération française handisport.

Responsable technique pendant 10 ans au club de Lagny-sur–Marne, je suis partie aux Emirats arabes unis pour être responsable technique de clubs. Je suis revenue il y a 3 ans pour être coordonnatrice du SCUF (sporting club universitaire de France) natation. Formatrice depuis 15 ans sur différents niveaux, je fais actuellement parti de l’équipe technique régionale de Paris.

 

Pourquoi décider d’encadrer un stage de sélection Invictus Games ?

Suite à la convention que la FFH (Fédération française handisport) a signé avec le CNSD, il a été fixé comme objectif de mettre à profit des entraineurs FFH dans chaque discipline présente aux Invictus Games. Différents intervenants se succéderont donc au fur et à mesure des différents stages.

 

Connaissiez-vous le CNSD ?

Présente à l’EIS (Ecole interarmées des sports) en compagnie de l’adjudant-chef Xavier (actuel conseiller technique militaire de natation) pour évaluer les épreuves du BEESAN (brevet d’éducateur sportif des activités de la natation) pendant 5 ans j’avais envie de revenir au CNSD.

J’aime le cadre militaire carré et le cadre de travail avec des gens consciencieux qui répondent à mes attentes d’entraineur et de sportif. L’accueil est bien ici, et c’est important. Quand on arrive et qu’on est bien reçu, ça donne envie.

 

Quels sont vos objectifs personnels et ceux pour l’équipe ?

Je n’ai pas réellement d’objectif personnel mais si je devais en avoir un je dirais que je cherche à rencontrer et marquer mes attentes en tant qu’entraineur. Surtout voir les objectifs de chacun et travailler la technique cette semaine et réaliser un maximum de tests pour leur permettre d’avoir une progression au fur et à mesure qu’on se revoit.

A la fin de cette semaine ils vont avoir des entrainements proposés et au prochain stage (février) de nouveaux tests seront effectués pour voir l’investissement de chacun.

 

En parallèle de la sélection pour les Invictus Games, quel est donc le but de la préparation ?

Tout va être individualisé au fur et à mesure. Faire prendre conscience où ils en sont dans leur technique et qu’il y a des limites à ce jour, mais qu’on peut les dépasser. Ne pas être sélectionné cette année n’est pas un échec mais sera plutôt un plan de carrière à long terme pour donner envie de progresser et de continuer.

S’il n’y a pas de performance chronométrique il y’a déjà une performance humaine de faite. On reste sur des logiques internes de l’armée : dépassement de soi, cohésion, entraide, civisme.

 

Il faut apporter le rêve réalisable !