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Haltérophilie : Interview de Mehdi Ourizat, entraîneur de la Fédération française handisport

08 février 2018 - Fontainebleau (France)

Mehdi Ourizat, entraineur adjoint de l’équipe de France d’haltérophilie handisport, en compagnie de sa femme, Souhad Ghazouani, quadruple médaillée paralympique.
J'ai commencé par intervenir en tant qu'entraîneur auprès des valides en 2004 et depuis 2009 de m'occupe de l'entraînement des handis. Suite logique je suis entraîneur pour la Fédération française handisport depuis 2011.

 

 

Tout comme votre collègue Aurélie Tassel, j'imagine que vous êtes ici dans le cadre du partenariat entre le CNSD et la FFH ?

Tout à fait. Je connaissais quelques personnes du CSINI qui étaient à l’époque en compétition avec nous, qui depuis ne sont plus athlètes mais je ne connaissais pas le CNSD, c'était l'occasion de découvrir.

 

Qu'en pensez-vous ?

Le CNSD apporte un très bon soutien pour les blessés. Toute personne voulant pratiquer du sport, quel que soit son parcours a le droit à une aide, un accompagnement, c’est une très bonne chose. C’est la première fois que je viens au CNSD mais j’espère que cela ne sera pas la dernière. J’adore partager au maximum avec le plus grand nombre. Si la FFH décide de me faire revenir je reviendrais volontiers.

 

Quel est votre objectif personnel en tant qu'entraîneur pour le stage ? 
Sur le stage en lui-même, il s'agit de découvrir les performances de chacun, en sachant que la plupart ne sont pas éligibles au paralympisme, dans le cadre des blessés de guerre notamment. Néanmoins je suis venu apporter une expertise et l’intégrer au niveau des handis vu que les contraintes sont les mêmes au niveau des compétitions. Apporter une expertise pour aider au mieux les athlètes, toujours dans le même but : ramener la France dans une position de domination par rapport au reste des concurrents.

 

Quels sont les objectif pour les invictus Games ?

Mon but n’est pas de ramener quelqu’un sur le paralympisme obligatoirement. Si la personne est éligible je lui expliquerai ce que son niveau de performances lui permettrait de viser comme objectif. En dehors de ça, je prends le cas de Laurent (membre de la team Invictus France) par exemple qui n’est pas éligible car aucun handicap physique, je viendrais même s’il n’y avait que lui à accompagner, pour que lui puisse se sentir mieux et progresser par la suite. Je pourrais notamment lui apporter des aides sur sa planification d’entrainement. C’est un réel plaisir pour moi de partager avec quiconque souhaite progresser. Si par la suite les athlètes désirent me contacter pour des problématiques je prendrais volontiers du temps pour les aider.
 

Je suis content d’être là et de partager avec des personnes qui ont servi la France de cette manière.